Budget fédéral 2024 :« PARTIELLEMENT ENTENDUS, PARTIELLEMENT SOULAGÉS » : LES FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS RÉAGISSENT

Budget fédéral 2023

« PARTIELLEMENT ENTENDUS, PARTIELLEMENT SOULAGÉS » : LES FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS RÉAGISSENT

 

MONTRÉAL, 16 AVRIL 2023 — Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) et Festivals et événements majeurs Canada (FAME) poussent un soupir de soulagement en prenant connaissance du budget fédéral 2024-2025. Ils se réjouissent d’obtenir un peu plus que ce qu’il y avait au Fonds du Canada pour la présentation des arts (FCPA) depuis 2019-2020, tout en considérant que le gouvernement Trudeau n’a pas complétement répondu à leurs attentes.

La bonne nouvelle mérite néanmoins d’être soulignée : le réinvestissement de 8 M$ fait en 2019-2020 au FCPA serait prolongé à nouveau, cette fois jusqu’en avril 2026, et il deviendrait dans les faits un réinvestissement de 15,5 M$.

Par contre, cette somme n’aurait toujours pas été intégrée à la base budgétaire du FCPA qui se situe depuis 2008 aux alentours de 32 M$. Malgré cela, c’est donc 48 M$ qui seront investis lors des années 2024-2025 et 2025-2026 (alors que le RÉMI et FAME cherchaient à avoir 61,5 M$). En agissant de la sorte, le gouvernement fédéral condamne le milieu culturel à être en perpétuelle représentation pour renouveler des sommes, année après année ou période par période. C’est une pratique qui a aussi l’effet de rendre ces investissements plus à risque une fois arrivés à terme, avec ou sans changement de gouvernement, dénoncent les représentants de festivals et d’événements.

Le RÉMI et FAME comprennent encore moins la décision de la ministre des Finances dans la mesure où la ministre du Patrimoine canadien elle-même avait reconnu il y a quelques semaines, dans une lettre, « l’incertitude liée au renouvellement des fonds temporaires dont bénéficient ces programmes depuis 2019 » qui « ajoute aux énormes pressions financières que subit le secteur en raison de la hausse des coûts liée à l’inflation et à la pénurie de main-d’œuvre. »

Un coup de pouce particulier pour des événements ontariens

Le RÉMI et FAME prennent note de l’investissement de 38 M$ sur trois ans au Festival international de Films de Toronto et au Shaw Festival Theater. Si ces sommes peuvent être considérées bienvenues et justifiées dans le contexte, elles démontrent aussi simultanément la petitesse relative de l’enveloppe du Fonds du Canada qui desservira des centaines de clients avec environ 47 M$ par année.

Programme de financement des projets d’infrastructures de sécurité

Le RÉMI et FAME saluent l’augmentation de l’enveloppe du Programme de financement des projets d’infrastructures de sécurité. Depuis de nombreuses années, les associations font valoir qu’elles doivent pouvoir accéder à ce programme, que la sécurité des festivaliers est devenue extrêmement coûteuse, en particulier dans le cas de certains événements comme ceux de fierté 2ELGBTQI+. Ils demandent d’y être admissibles rapidement.

Un contexte difficile

Depuis que le Groupe Juste pour rire s’est mis sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers tout en mettant en pause ses festivals, la lumière a été mise sur les difficultés vécues dans le secteur événementiel à travers le Canada. Plusieurs festivals et événements ont dit être confrontés à des choix difficiles, devoir réduire leurs activités ou carrément les mettre sur pause, rappellent FAME et le RÉMI.

Au cours de la dernière année, les associations réclamaient que les sommes ponctuelles consenties depuis 2019 soient intégrées de façon permanente à la base budgétaire des deux programmes. Au sein d’une coalition de plus de trente groupes canadiens (#AvenirDuSPECTACLE), le RÉMI et FAME demandaient également un vrai rattrapage historique, à l’instar de ce qui a été fait il y a plusieurs années à Radio-Canada/CBC et au Conseil des arts du Canada. Ils souhaitaient obtenir une hausse de 21 M$ au FCPA et de 9 M$ au DCAP, en sus des sommes temporaires renouvelées à la pièce depuis 2019.


SITUATION INTENABLE À PATRIMOINE CANADIEN

Situation intenable à Patrimoine Canadien:

NON à la baisse prévue au Fonds du Canada pour la présentation des arts
NON à l'abandon des diffuseurs en arts de la scène, des festivals et événements canadiens

Mémoire pour le gouvernement du Canada

Consultations prébudgétaire

Février 2024

Consulter le mémoire

LE MILIEU CULTUREL EN APPELLE À LA MINISTRE DES FINANCES POUR UN RÉINVESTISSEMENT À PATRIMOINE CANADIEN

LE MILIEU CULTUREL EN APPELLE À LA MINISTRE DES FINANCES POUR UN RÉINVESTISSEMENT À PATRIMOINE CANADIEN

Plus de 30 groupes d’un océan à l’autre disent aussi « pas de coupures en culture » à la veille d’une ronde de compressions gouvernementales

 

MONTRÉAL, 27 SEPTEMBRE 2023D’une seule voix, plus de 30 associations canadiennes représentant des diffuseurs, essentiellement des programmateurs de spectacles et des organisateurs de festivals, dénoncent la situation à Patrimoine canadien où les deux programmes importants dont leurs membres bénéficient ne suffisent plus aux besoins. Elles en appellent directement à la ministre des Finances pour un réinvestissement, et ce, avant même qu’une ronde de compressions de 15 milliards $ s’ajoute aux problèmes actuels. Elles demandent un réinvestissement conséquent et avancent aujourd’hui quelques éléments et des chiffres qui les inquiètent grandement:

  • Les bases budgétaires de deux importants programmes soutenant la présentation de spectacles et de festivals à Patrimoine canadien, soit le Développement des communautés par le biais des arts (DCAP) et du patrimoine et le Fonds du Canada (FCPA) pour la présentation des arts, n’ont pas été revues depuis 2007. Les fonds de ces programmes totalisent 50,2 M $ et soutiennent aujourd’hui plus de 1 500 organismes;
  • Pour pallier les problèmes de sursouscription et sous-financement des deux programmes, le gouvernement a réinjecté en 2019-2020 un total de 15 M$ par année, mais ne l’a fait que pour deux ans. Ces sommes temporaires ont été reconduites – trois fois dans le cas de DCAP – mais cela ne suffit même pas à maintenir les subventions reçues au niveau prépandémique, en raison notamment d’une hausse de 12 % du nombre de clients ;
  • Des clients qui recevaient avant la pandémie plus de 100 000 $ au DCAP ont obtenu pour 2023-2024 un maximum de 61 700 $, c’est-à-dire souvent 40 % de moins que durant les années 2010 et la tendance baissière ne fait que s’accélérer;
  • La situation du FCPA est particulièrement inquiétante. Même avec la hausse ponctuelle accordée en 2019, en dollars constants (i.e. en tenant compte de l’inflation), l’enveloppe du programme a déjà atteint un plancher historique depuis 20 ans. Pire encore, cette hausse ponctuelle n’a pas été renouvelée au-delà de 2023-2024. Cette forme de « compression programmée » fait craindre des baisses de l’ordre de 23 % en moyenne pour les clients du FCPA à compter du printemps prochain;
  • Pour le milieu, qui réclame un financement prévisible et accru, il apparait inconcevable qu’on retourne au niveau de 2007-2008 ;
  • La présidente du Conseil du Trésor a demandé à tous les ministères fédéraux d’identifier ensemble 15 milliards de dollars en compressions, avant le 2 octobre, et cela pourrait avoir un impact dévastateur sur les programmes concernés ici.

 

Plus de 1500 clients sont soutenus par les deux importants programmes de Patrimoine canadien. Il peut s’agir autant de lieux de diffusion que d’événements ou de festivals, par exemple. Pour ces organisations, la situation qui prévaut met de plus en plus en péril leur capacité de faire vivre la culture, ses artistes et artisans, de boucler leurs budgets, tout en ayant des retombées positives dans leurs communautés, tant sur les plans culturel et social, qu’économique.

 

Afin de remédier à la situation, les nombreuses associations réunies sous le parapluie #AvenirDuSPECTACLE réclament l’intervention rapide de la ministre des Finances et elles proposent de nouveau au gouvernement fédéral diverses pistes de solutions pour un réinvestissement :

  • Elles demandent que les sommes ponctuelles consenties depuis 2019 soient intégrées de façon permanente à la base budgétaire des deux programmes. Il n’est pas raisonnable de condamner tout le milieu à se mobiliser année après année pour des prolongements qui, comme dans le cas du FCPA cette année, ne viennent pas (ou arriveraient tardivement si le gouvernement rectifie le tir seulement dans son prochain budget);
  • Selon les associations, ce ne sont pas des ajustements marginaux qui sont requis, mais bien un vrai rattrapage historique. Elles demandent une hausse de 21 M$ au FCPA et de 9 M$ au DCAP, en sus des sommes temporaires renouvelées à la pièce depuis 2019. Ces investissements élèveraient le financement de ces deux programmes de 37 % (en dollars constants) au-delà des seuils établis au moment de leur mise en œuvre. Rappelons que le gouvernement libéral a dès 2015 corrigé un sous-financement à Radio-Canada/CBC de même qu’au Conseil des arts du Canada, mais qu’il n’a pas fait pareil exercice pour les programmes du ministère du Patrimoine canadien soutenant la diffusion du spectacle vivant.

 

Pour le moment, le gouvernement fédéral n’a pas donné suite aux demandes du milieu, tout en étant pleinement conscient des enjeux, ayant été sensibilisé au cours des dernières années à plusieurs occasions par les associations et même, depuis l’automne dernier, par quelque 25 députés de la Chambre des communes qui ont écrit des lettres sur le sujet aux ministres concernés.

 

La liste des organisations qui appuient la campagne #AvenirDuSPECTACLE et sont à l’origine du présent communiqué se trouve ici.

Information complémentaire :          Ici (FR) et ici (EN)


SITUATION INTENABLE À PATRIMOINE CANADIEN

Situation intenable à Patrimoine Canadien:

NON à la baisse prévue au Fonds du Canada pour la présentation des arts
NON à l'abandon des diffuseurs en arts de la scène, des festivals et événements canadiens

Mémoire pour le Comité permanent des finances de la Chambre des communes

Consultations prébudgétaire

Juillet 2023

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Rapport annuel 2022

Rapport annuel 2022

Publié le 2 mai 2023

Deux mil vingt-deux aura été marqué par la fin – enfin! – des mesures sanitaires strictes empêchant la tenue de grands rassemblements et une certaine exaltation propre à la reprise après deux années extrêmement difficiles pour les festivals et événements.

Mais au terme de la belle saison, une chose est apparue clairement lors du bilan : cela n’aura pas été une mince tâche de « livrer » les rendez-vous si longtemps attendus. L’industrie, il faut bien le reconnaitre, a été partiellement déstructurée durant la pandémie.

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Budget fédéral 2023-2024 : DES ANNONCES TRÈS PROMETTEUSES POUR LES FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS

Budget fédéral 2023

DES ANNONCES TRÈS PROMETTEUSES POUR LES FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS

MONTRÉAL, 28 MARS 2023 — Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) et Festivals et événements majeurs Canada (FAME) qualifient de « très prometteuses » des mesures contenues au budget. Ils constatent qu’ils ont été entendus par le gouvernement fédéral, qui a répondu à certaines de leurs attentes de deux façons précises et ils s’en réjouissent, sous réserve de détails à venir.

En effet, « le budget de 2023 propose de verser 108 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2023-2024, aux agences de développement régional afin d’aider les communautés, les petites entreprises et les organisations sans but lucratif à mettre sur pied des projets et des événements locaux ». Le fait que cette annonce se fasse en lien avec la nouvelle stratégie fédérale pour la croissance du tourisme laisse entrevoir qu’enfin un soutien plus important pourrait être octroyé aux festivals et événements canadiens en vertu de critères économiques et touristiques, pour qu’ils se développent. C’était une demande importante de FAME et du RÉMI, contenue dans le mémoire « Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier » et soumis dans le cadre de la consultation lancée par le ministre du Tourisme, Randy Boissonnault, dont le travail mérite ici d’être souligné.

D’un autre côté, les festivals et événements demandaient de la prévisibilité et souhaitaient qu’on leur annonce dès maintenant que seront reconduits des investissements faits en 2019-2020 au Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine. C’est chose faite puisque le budget propose de fournir 14 millions de dollars du deux ans, à compter de 2024-2025, au ministère du Patrimoine canadien. Cet investissement de 7 millions de dollars par année s’ajoute depuis cinq ans à la base budgétaire et aurait pu autrement disparaitre dès le 1er avril 2024. Ici aussi, FAME et le RÉMI ont mené une campagne dans les derniers mois et ils saluent l’écoute du ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, et de son équipe.

Du côté du Fonds du Canada pour la présentation des arts (FCPA), un ajout de 8 M $ était aussi fait à la base budgétaire, mais le budget est muet sur l’avenir de cette mesure au-delà de l’année qui commence. L’annonce de l’investissement de 108 millions de dollars sur trois ans pourrait expliquer cette décision, croit-on du côté des associations, mais pour l’instant il y a là un objet d’inquiétude. Il faudra en effet s’assurer que ceux qui perdront du côté du FCPA (moins doté de 25 %) gagnent au moins l’équivalent avec ce qui viendra des agences de développement régional.


Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier et contrer les effets de l'inflation

Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier et contrer les effets de l'inflation

Mémoire pour le gouvernement du Canada

Consultations prébudgétaire

Février 2023

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Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier

Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier

Mémoire pour le Comité permanent des finances de la Chambre des communes

Consultations prébudgétaire

Octobre 2022

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Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier

Libérer le plein potentiel du tourisme événementiel et festivalier

Publié le 4 août 2022

Une stratégie simple pour favoriser la croissance d’un secteur aux fortes retombées touristiques, économiques, sociales et culturelles

Dans le cadre de la consultation lancée par le ministre du Tourisme, Randy Boissonnault, en vue de l’élaboration de la stratégie fédérale pour la croissance du tourisme postpandémique, FAME en vient à proposer des mesures structurantes .

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Rapport annuel 2021

Rapport annuel 2021

Publié le 1er mai 2022

Quelle année, une fois de plus. Elle a commencé par d’intenses représentations et un budget fédéral qui a grandement réjoui FAME et ses membres. Elle s’est terminée par une vague de Covid-19 à l’ampleur insoupçonnée, inattendue, celle du variant Omicron, qui a causé des dégâts et remis beaucoup d’organisateurs dans le doute, voire la crainte de devoir annuler toutes leurs activités ou presque pour une troisième année consécutive. Dans la peur aussi d’avoir à poursuivre cette longue bataille pour la survie de leur organisation, entre programmes gouvernementaux et démarches ardues auprès des différentes autorités en Santé publique.

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