L'appui de la ville de Québec réjouit les grands évènements de la capitale

QUÉBEC, 7 novembre 2018 — Au terme d’une rencontre de travail avec le maire de Québec, les représentants de cinq festivals et événements de la capitale, soit du Festival d’été de Québec, du Carnaval de Québec, des Fêtes de la Nouvelle-France, des Grands Feux Loto-Québec et de Comedi-Ha! Fest, se réjouissent de l’appui de la Ville au plan soumis au gouvernement fédéral par les associations québécoise (RÉMI) et canadienne (FAME) afin de les aider à créer un meilleur environnement d’affaires. Rendu public il y a quelques semaines, ce plan propose de garder ces grands événements sécuritaires, de soutenir leur croissance et de miser sur la création. À l’instar des maires d’autres villes et des dirigeants d’associations diverses, le maire de Québec s’est engagé à écrire à la ministre fédérale du Tourisme pour exprimer son soutien au plan.

Le directeur général de Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), Martin Roy, souligne l’importance de l’industrie événementielle dans la capitale, alors que la présidente du conseil d’administration du RÉMI, Louise Beaudoin, s’est dite ravie de pouvoir compter sur la Ville de Québec comme partenaire de premier plan. Au sein du FAME et du RÉMI, pas moins de 47 festivals et événements demandent la mise en oeuvre du « Plan pour un meilleur environnement d’affaires pour tous les festivals et événements ».

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Un groupe de cinq festivals et événements de Québec demande au gouvernement du Canada de mettre en oeuvre leur plan pour créer un meilleur environnement d'affaires

Un groupe de cinq festivals et événements de Québec, constitué du Festival d’été de Québec, du Carnaval de Québec, des Fêtes de la Nouvelle-France, des Grands Feux Loto-Québec et de ComediHa! Fest-Québec, demande au gouvernement fédéral de créer un meilleur environnement d’affaires pour eux, en suivant le plan soumis par les associations Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI).

Ce plan propose de « les garder sécuritaires », de « soutenir leur croissance » et de « miser sur la création ». Il expose dans chacune de ces dimensions les défis auxquels ils sont confrontés et énumère des actions à prendre.

En ce qui concerne la sécurité et puisque la croissance des coûts représente désormais un poids financier important pour les festivals et événements, il est proposé de leur donner accès à un programme existant de financement des projets d’infrastructure de sécurité pour les collectivités à risque.

Afin d’accroître la compétitivité internationale, de régler des problèmes d’iniquité dans l’industrie et de relancer la croissance, le groupe demande un programme spécifique aux festivals et événements dont la capacité de générer de l’activité touristique et économique est avérée ou prometteuse, comme il en existe un au Québec et en Colombie-Britannique, et comme il y avait au gouvernement fédéral par le passé.

Enfin, alors que les budgets de Patrimoine canadien sont les mêmes depuis 10 ans, que la demande a crû de 30 % au cours des cinq dernières années et que les fonctionnaires eux-mêmes avouent être à court de ressources, il faut selon le groupe réinvestir dans le volet Soutien à la programmation : Festivals artistiques et diffuseurs de saisons de spectacles professionnels du Fonds canadien de présentation des arts (FCPA) et hausser le budget du programme Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine (volet Festivals locaux).

Au nom du groupe, la directrice du Carnaval de Québec, Mélanie Raymond, fait valoir « qu’un investissement supplémentaire du gouvernement canadien se traduirait certainement par des retombées économiques et touristiques encore plus importantes, de même qu’un retour fiscal au moins équivalent. Ce serait dans l’intérêt de tous d’agir rapidement », ajoute-t-elle.

Le directeur général de FAME, Martin Roy, précise quant à lui que l’association a présenté, dans le cadre des consultations pré-budgétaires, un mémoire qui reprend les mêmes demandes que celles formulées au Plan. « Petits et grands événements sont tous également concernés par la croissance, la sécurité et la reconnaissance de leur apport à la vitalité culturelle. Nous proposons un partenariat gagnant pour tous », mentionne-t-il.

Au sein de FAME et du RÉMI, le groupe de festivals et événements de Québec est en représentation auprès des ministres concernés, soit ceux du Tourisme, du Patrimoine canadien, de la Sécurité publique et du Développement économique. Ici, à Québec, ils demandent aux députés Joël Lightbound et Jean-Yves Duclos leur appui. Au total, au Canada, c’est pas moins de 45 festivals et événements qui demandent la mise en œuvre du « Plan pour un meilleur environnement d’affaires pour tous les festivals et événements ».


Un groupe de 20 festivals et événements montréalais demande au gouvernement du Canada de mettre en oeuvre leur plan pour créer un meilleur environnement d'affaires

Un groupe de 20 festivals et événements montréalais, constitué du Festival international de Jazz de Montréal, Juste pour rire, Montréal en lumière, les Francos de Montréal, Fierté Montréal, Montréal complètement cirque, la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale, Festival Mode & Design, Festival du nouveau cinéma, L’International des Feux Loto-Québec, Go Vélo Montréal, Igloofest, Piknic Électronik, OSHEAGA, Festival International Nuits d’Afrique, Présence autochtone, la Virée classique OSM, ileSoniq, Heavy Montréal, et de Zoofest demande au gouvernement fédéral de créer un meilleur environnement d’affaires pour eux, en suivant le plan soumis par les associations Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI).

Ce plan propose de « les garder sécuritaires », de « soutenir leur croissance » et de « miser sur la création ». Il expose dans chacune de ces dimensions les défis auxquels ils sont confrontés et énumère des actions à prendre.

En ce qui concerne la sécurité et puisque la croissance des coûts représente désormais un poids financier important pour les festivals et événements, il est proposé de leur donner accès à un programme existant de financement des projets d’infrastructure de sécurité pour les collectivités à risque.

Afin d’accroître la compétitivité internationale, de régler des problèmes d’iniquité dans l’industrie et de relancer la croissance, le groupe demande un programme spécifique aux festivals et événements dont la capacité de générer de l’activité touristique et économique est avérée ou prometteuse, comme il en existe un au Québec et en Colombie-Britannique, et comme il y avait au gouvernement fédéral par le passé.

Enfin, alors que les budgets de Patrimoine canadien sont les mêmes depuis 10 ans, que la demande a crû de 30 % au cours des cinq dernières années et que les fonctionnaires eux-mêmes avouent être à court de ressources, il faut selon le groupe réinvestir dans le volet Soutien à la programmation : Festivals artistiques et diffuseurs de saisons de spectacles professionnels du Fonds canadien de présentation des arts (FCPA) et hausser le budget du programme Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine (volet Festivals locaux).

Au nom du groupe, le président-directeur général du Festival international de Jazz de Montréal, des Francos de Montréal et de Montréal en lumière, Jacques-André Dupont, fait valoir qu’« un investissement supplémentaire du gouvernement canadien se traduirait certainement par des retombées économiques et touristiques encore plus importantes, de même qu’un retour fiscal au moins équivalent. Il n’y a donc pas de raison d’attendre », ajoute-t-il.

Le directeur général de FAME, Martin Roy, précise quant à lui que l’association a présenté, dans le cadre des consultations pré-budgétaires, un mémoire qui reprend les mêmes demandes que celles formulées au Plan. « Petits et grands événements sont tous également concernés par la croissance, la sécurité et la reconnaissance de leur apport à la vitalité culturelle. Nous proposons un partenariat gagnant pour tous », mentionne-t-il.

Au sein de FAME et du RÉMI, le groupe de festivals et événements de Montréal est en représentation auprès des ministres concernés, soit ceux du Tourisme, du Patrimoine canadien, de la Sécurité publique et du Développement économique. Ici, à Montréal, ils demandent aux députés de la région, dont MM. Marc Miller et David Lametti, leur appui. Au total, au Canada, c’est pas moins de 45 festivals et événements qui demandent la mise en œuvre du « Plan pour un meilleur environnement d’affaires pour tous les festivals et événements ».


Les Canadiens favorables à une intervention financière du gouvernement fédéral pour aider les festivals et événements à assurer la sécurité participants

Près de trois Canadiens sur quatre (72%) sont favorables à une intervention financière du gouvernement fédéral pour aider les festivals et événements à assurer la sécurité des participants, relate un sondage Léger commandé par Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) et le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI).

À la question « Dans quelle mesure vous sentez-vous en sécurité ou non lorsque vous participez à des festivals et événements au Canada ? », les personnes interrogées ont répondu « très en sécurité » ou « assez en sécurité » dans une proportion de 80 %. Ils sont aussi 84 % à trouver que les organisateurs de festivals et événements canadiens mettent en place des mesures appropriées pour assurer la sécurité des participants.

Pour les deux associations de festivals et événements qui représentent 45 rendez-vous au pays, cet appui de la population tombe pile. FAME a en effet soumis il y a quelques semaines un mémoire dans le cadre des consultations pré-budgétaires à Ottawa, dans lequel il recommande que le gouvernement octroie 10 M $ supplémentaires au Programme de financement des projets d’infrastructure de sécurité pour les collectivités à risque et élargisse l’accès à ce programme pour les festivals et événements. Le mémoire suggère aussi la création d’un programme visant la croissance de l’industrie, de même que l’augmentation des budgets des deux programmes qui leur bénéficient, à Patrimoine canadien, et qui sont les mêmes depuis près de 10 ans.

Le directeur général de FAME, Martin Roy, qui avait appelé le gouvernement fédéral en renfort dans une lettre ouverte en juin, invite aujourd’hui les ministres de la Sécurité publique, du Tourisme, du Patrimoine canadien et du Développement économique à se saisir des recommandations des festivals et événements.

En mai, une étude de KPMG évaluait qu’un groupe de 17 événements canadiens avaient généré ensemble des retombées économiques de 290,8 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché). Ce calcul avait été établi sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 396,4 M$. L’étude estimait aussi que les 17 événements avaient créé ou maintenu l’équivalent de 4 606 emplois (équivalent à temps plein) et produit des revenus fiscaux de 66,6 M$ (49,3 M$ pour le gouvernement du Québec, 17,3 M$ pour le gouvernement du Canada).

Plus d’information sur le sondage

Le sondage Web a été réalisé du 3 au 6 août 2018 auprès d’un échantillon de 1 527 Canadiens, âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais.  À l'aide des données de Statistique Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l’âge, la province, la langue maternelle, la scolarité et la présence d’enfants mineurs dans le ménage afin de rendre l'échantillon représentatif de l'ensemble de la population à l’étude.

Résultats du sondage


Consultation prébudgétaire: FAME demande un meilleur environnement d'affaires pour l'industrie des festivals et des événements majeurs

Festivals et événements majeurs Canada (FAME) a soumis un mémoire dans le cadre des consultations pré-budgétaires à Ottawa dans lequel l'association demande un meilleur environnement d'affaires pour l'industrie des festivals. Cette proposition s’appuie sur trois piliers qui aideront le Canada à être compétitif dans un marché international en croissance. FAME invite le gouvernement du Canada à les garder sécuritaires, à soutenir leur croissance et à miser sur la création.

  1. Sécurité : La menace terroriste ressentie partout dans le monde oblige les festivals et événements à prendre les mesures nécessaires, ce qui représente une augmentation signi cative des coûts, qui ne peuvent être défrayés par la commandite ou autrement.
  2. Croissance et compétitivité : La disparition des commandites des tabatières et de programmes fédéraux — tout comme l’absence de sources dédiées de financement — a ralenti la croissance de l’industrie et affecté sa capacité de faire compétition à d’autres juridictions dans le monde afin d’attirer les touristes internationaux. FAME veut s’assurer que l’industrie soit en mesure d’attirer ces touristes dans un marché en pleine croissance.
  3. Culture : Alors que le nombre d’événements au Canada s’est accru, les budgets des programmes qui bénéficient à l’industrie n’ont pas été augmentés depuis près de 10 ans. Cela crée une forte pression sur les programmes qui ne répondent plus à la demande.

En étant la seule organisation pancanadienne exclusivement constituée de festivals et événements au pays, FAME se fait la porte-parole de l’industrie. Ceci étant, sa réflexion s’élargit à l’ensemble des festivals et événements, de toutes tailles et de partout. Petits et grands événements sont tous également concernés par la croissance, la sécurité et la reconnaissance de leur apport à la vitalité culturelle.

Lire le mémoire


Grande étude d’impact économique pour 17 événements majeurs canadiens : des chiffres éloquents qui donnent encore plus de pertinence à la demande de FAME de créer un programme fédéral dédié à la croissance de l'industrie événementielle

La publication aujourd’hui d’une nouvelle étude d’impact économique réalisée chez dix-sept événements majeurs canadiens donne encore plus de pertinence et d’actualité à la demande que fait Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) de créer, au gouvernement fédéral, un programme dédié à la croissance de l’industrie événementielle.


Consultez le rapport final des retombées économiques consolidées

L’étude de KPMG évalue qu’un groupe de 17 événements ont généré ensemble des retombées économiques de 290,8 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché). Ce calcul est établi sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 396,4 M$. L’étude estime que les 17 événements ont créé ou maintenu l’équivalent de 4 606 emplois (équivalent à temps plein) et produit des revenus fiscaux de 66,6 M$ (49,3 M$ pour le gouvernement du Québec, 17,3 M$ pour le gouvernement du Canada).

L’étude, faite par KPMG à la demande du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), portait notamment sur neuf membres de FAME et conclut aussi que le gouvernement du Canada récupère 1,78 fois sa mise, sous forme de taxes et impôts, lorsqu’il investit dans les événements.

Ces chiffres sont obtenus en vertu d’une approche dite « restrictive » qui ne prend en considération que les dépenses des touristes venus principalement à destination pour la tenue des événements. En ajoutant les touristes venus à destination partiellement en raison de la tenue des événements, une autre approche qui figure au Guide méthodologique pour la réalisation des études sur l’impact économique des grands festivals & événements du gouvernement du Québec, les données sont encore plus impressionnantes. Dans ce cas, le groupe de 17 événements génère des retombées économiques de 355,1 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché), sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 483,5 M$. Le nombre d’emplois créés ou maintenus passe à 5 598 (équivalent à temps plein) et les revenus fiscaux à 84,2 M$ (62,4 M$ à Québec, 21,8 M$ à Ottawa).

L’industrie événementielle peut donc être très payante. Plus on y injecte des fonds, plus les retombées sont démultipliées, comme en témoigne l’expérience du Festival international de Jazz de Montréal, où on a fait une étude en 2016 et l’une en 2017. Avec un apport en subventions montréalaises, québécoises et canadiennes de 4 M$, l’événement a produit en 2016 39,1 M$. En 2017, des contributions supplémentaires du Fonds Canada 150 et de la Société des célébrations du 375eanniversaire de Montréal ont porté le total de subventions à 5,5 M$, ce qui a notamment permis de prolonger l’événement et, en conséquence, cela a généré des retombées accrues, de 48,5 M$. Voilà un argument supplémentaire pour semer davantage, pour ensuite récolter davantage.

L’étude de KPMG démontre également que la tenue d’événements incite des touristes de l’extérieur de la province où ont lieu ces manifestations, souvent depuis l’étranger, à voyager dans le but de participer et à dépenser de « l’argent neuf » dans l’économie. Chez ces 17 événements analysés, pas moins de 190 603 sont venus d’une autre province ou de l’extérieur du Canada, dépensant en moyenne 778,34 $ par séjour et laissant au total 148,5 M$ d’« argent neuf » au Québec, dont près du quart dans les hôtels ou en hébergement et le tiers dans les restaurants. FAME considère qu’avec davantage de moyens, les festivals et événements majeurs canadiens seront plus attractifs et attireront davantage de touristes, notamment des touristes internationaux.

Équité et redistribution demandées

Pour FAME, l’un des problèmes actuels en est un d’équité au Canada. À l’exception de Développement économique Canada pour les régions du Québec, les autres agences régionales de développement économique ne font pas de l’industrie événementielle une priorité et ne la soutiennent pas.

Aussi, si le gouvernement du Canada soutient par exemple le Grand Prix de Formule 1 du Canada, à hauteur de 7 M$ par année, reconnaissant par le fait même son importance économique et touristique, il ne fait pas la même chose avec les grands rendez-vous cités dans l’étude.

À Patrimoine canadien, où l’on reconnaît plutôt le rôle de diffuseurs culturels qu’ont les événements, les budgets du Fonds du Canada pour la présentation des arts (Volet Soutien à la programmation : Festivals artistiques et diffuseurs de saisons de spectacles professionnels) et du programme Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine (Volet Festivals locaux) ne répondent plus depuis longtemps à la demande. Ils n’ont pas été augmentés depuis près de 10 ans. En vertu de ces deux programmes, les membres de FAME qui reçoivent des subventions de Patrimoine canadien se partagent annuellement environ 4,5 M$.

Rappelons que même s’ils entrainent une réaction en chaine dans l’économie, dans les transports, la restauration et l’hôtellerie, par exemple, les événements majeurs ne captent qu’une infime partie de la richesse créée, exception faite de la billetterie, lorsque présente, et de quelques postes de revenus autonomes. FAME en appelle aux gouvernements pour jouer activement leur rôle de « redistributeurs » d’une partie de la richesse, pour faire en sorte que la roue continue de tourner et que les festivals et événements se financent, se renouvellent et se développent.

Voir le montage vidéo comprenant des chiffres de l'étude


Budget fédéral 2018 : FAME déçu de voir que les festivals et événements aient été ignorés

À la suite de la présentation du budget fédéral pour 2018-2019, Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) se montre déçu que, malgré sa stratégie pour un Canada créatif et sa volonté de faire du Canada une destination internationale incontournable, le gouvernement fédéral n’ait pas jugé bon, pour le moment, de soutenir le développement et la croissance de l’industrie événementielle.

L’association qui regroupe 29 rendez-vous au Canada entend poursuivre son travail de représentation auprès de la ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly, de même que de sa collègue au Tourisme, Mme Bardish Chagger, et les convaincre de l’importance de miser sur une industrie qui est payante à tous les points de vue.

« L’occasion était belle de reconnaître le rôle de moteur économique et culturel des festivals et événements, de lever le pied du frein et d’envoyer un signal fort pour son développement », a déclaré le président-directeur général de FAME, Martin Roy. « Il faut que ce ne soit que partie remise », a-t-il ajouté.

 


Grands festivals et événements canadiens : une étude d'impact économique

En 2009, la Coalition des festivals Canadiens  a commandé un rapport pour mesurer l’importance de l’impact économique résultant des activités de 15 bénéficiaires du fonds de relance du Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR).

  1. Des millions de personnes assistent aux plus grands festivals et événements chaque année.
    • On estime à 12,6 millions le nombre de visites aux 15 plus grands événements canadiens.
    • 3,3 millions de visites ont été effectuées par des touristes, dont 1 million par des visiteurs étrangers.
  2. Ces événements ont généré plus de 1 milliard $ en nouvelles dépenses.
    • On estime à 780 millions $ les dépenses des touristes ayant visité les 15 plus grands festivals et événements canadiens.
    • À cela s’ajoute 300 millions $ en dépenses de fonctionnement locales liées aux événements.
  3. Les dépenses engagées lors des événements ont gonflé de 650 millions $ le PIB des économies locales.
    • Ce montant découle du tourisme et des dépenses de fonctionnement.
    • En moyenne, la contribution d’un grand festival au PIB local est de 43,2 millions $.
  4.   Les dépenses génèrent de l’emploi et des revenus de taxation.
    • Ces dépenses dans les grands festivals ont permis de créer l’équivalent de 15 600 emplois à temps plein.
    • Elles ont permis de générer 283 millions $ en recettes fiscales pour les trois paliers de gouvernement.

Des retombées économiques mesurables

Festivals et événements majeurs du Canada (FAME) est voué à faire reconnaître l’importance du secteur des festivals et des grands événements pour l’économie canadienne et à démontrer sa contribution directe à l’industrie du tourisme.

Les membres de FAME cherchent à créer une société de capital-risque avec le secteur public qui permettra de tirer de meilleurs revenus de nos activités et de stimuler le recrutement de nouveaux commanditaires. Cela facilitera l’expansion de nos festivals et événements, permettra d’améliorer leur programmation ainsi que les initiatives de promotion. En aucun cas, cet argent servira à alimenter les budgets de fonctionnements actuels.

Nos recommandations en matière de financement reflètent les défis et les opportunités auxquels fait face notre industrie et sont cohérents avec les efforts du gouvernement visant à augmenter les revenus grâce à des investissements stratégiques ayant des retombées économiques mesurables.

Un investissement qui rapporte

Bien que de courte durée, le Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR) a démontré son efficacité. En deux ans, le programme d’investissement de 100 millions $ a insufflé une nouvelle vie à notre secteur d’activité, en dépit d’un ralentissement économique. Grâce à ce fonds de relance, les festivals et événements ont pu nouer des partenariats, obtenir des fonds de contrepartie du secteur privé et étendre les efforts en marketing. Cela a eu pour effet d’augmenter la fréquentation, de créer des emplois et de générer d’importantes retombées économiques aux niveaux régional et national.

Lire le mémoire


Consultation prébudgétaire: FAME invite le gouvernement fédéral à miser sur l’industrie festivalière

Festivals et événements majeurs Canada (FAME) invite le gouvernement fédéral à accroître la productivité et la compétitivité du Canada en misant sur l’industrie festivalière et événementielle avec une partie des fonds dédiés aux célébrations du 150e. C’est là l’essentiel du mémoire présenté au Comité permanent des Finances dans le cadre de la consultation prébudgétaire, dont la période de dépôt de propositions s’est achevée le 4 août dernier.

Selon FAME, un investissement annuel de 45 millions $ dans l’industrie génèrera des recettes fiscales de 112,5 millions $ pour le gouvernement du Canada dès la première année.

« En 2011, dans son évaluation du Programme de manifestations touristiques de renom, le gouvernement du Canada concluait que celui-ci avait “répondu au besoin d’une stimulation économique immédiate pour le secteur touristique” et qu’il avait “créé d’autres retombées positives pour les bénéficiaires” », a rappelé le directeur général de FAME, Martin Roy. « Cette évaluation positive laisse entrevoir les potentielles retombées que génèrerait un programme du même genre dans le contexte actuel — où le tourisme international est en croissance comme jamais. Le Canada peut et doit saisir l’occasion d’être compétitif dans ce lucratif marché qu’est le tourisme domestique et international en soutenant l’industrie des festivals et événements majeurs », a-t-il ajouté.

Lire le mémoire


Plus de touristes, plus de richesse : un appel au gouvernement du Canada

Martin Roy, Président-directeur général du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) et de Festivals and Major Events (FAME)*

Ça y est : la saison touristique de tous les espoirs commence ces jours-ci au Canada, avec la tenue de la Semaine du tourisme, du 28 mai au 3 juin, et le déploiement des premiers grands événements et festivals partout, en cette année du 150e de la Confédération et du 375e de Montréal.

Il y a longtemps que l’alignement des astres n’a pas été aussi favorable à notre destination — que le New York Times et Lonely Planet placent au sommet de leur palmarès annuel —  pour qu’elle attire plus de touristes internationaux que jamais. Si le gouvernement fédéral a agi résolument en faveur de l’industrie depuis 2015, il peut et doit faire davantage afin de saisir la plus grande part de marché possible, un « gâteau » qui grossit littéralement à vue d’œil sur la planète entière et dont on doit avoir la plus grosse part possible.

Il y a désormais chaque année plus d’un milliard de touristes internationaux qui sillonnent le monde à la recherche de dépaysement et de nouvelles expériences. L’Organisation mondiale du Tourisme prévoit qu’ils seront 1,8 milliard en 2030, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 3,3 %. En 2016, le Canada a accueilli près de 20 millions de visiteurs étrangers, un sommet depuis 14 ans, ce qui pourrait lui faire gagner quelques positions dans le top 20 des destinations internationales, lui qui ne pouvait faire mieux que le 18e rang en 2015.

Cette hausse est le résultat d’une conjoncture favorable, certes, mais aussi de l’intervention du gouvernement du Canada, qui a cessé d’exiger des visas auprès de certaines clientèles et a réinvesti à Destination Canada, notamment pour que l’organisme puisse convaincre les Américains de venir en plus grand nombre. De notre point de vue, cet effort du côté du marketing et de l’accès doit être assorti d’un effort sur le plan du développement de l’offre touristique, du « produit » que nous offrons aux touristes.

À l’occasion du lancement de la saison, Festivals et événements majeurs (FAME) invite le gouvernement fédéral à faire un pas de plus afin de favoriser la venue de touristes internationaux et générer des retombées, en créant cette fois un programme dédié à la croissance de ces grands rendez-vous que sont, par exemple, le BluesFest d’Ottawa, le Festival international de Jazz de Montréal, Juste pour rire, le Festival international de Jazz de Vancouver et le Festival d’été de Québec, établis dans la plupart des provinces. À cette fin, ils suggèrent de rendre pérenne une partie du budget alloué au 150e.

En plus d’avoir un impact social et culturel positif, les festivals et événements constituent de véritables produits d’appel pour la destination, en concrétisant de vagues intentions de voyage au Canada en dates à ne pas manquer. En 2009, on estimait qu’un groupe de 15 grands événements généraient à eux seuls plus d’un milliard $ de dépenses et la création de 650 millions $ au PIB du pays. Il est aussi établi depuis que chaque dollar investi par les gouvernements dans les festivals en procure deux et demi sous forme de fiscalité et de parafiscalité. Nombreux sont les festivals et événements qui comptent parmi leur assistance plus de 10 % de festivaliers de l’extérieur du pays. L’exemple d’Osheaga, dont plus de deux tiers des participants viennent de l’extérieur du Québec est aussi éloquent qu’à reproduire partout au Canada.

Ailleurs, différents palliers de gouvernement ont compris l’importance de miser sur les festivals et les événements, qui constituent de plus en plus un phénomène social mondial, en même temps qu’un créneau touristique important, comme en témoigne le succès de Coachella en Californie, de Tomorrowland en Belgique ou encore celui de SXSW, au Texas. Cet état investit annuellement à lui seul près de 40 millions $ dans un fonds pour les événements, alors que la Ville d’Austin consent plus de 12 millions $.

Ici, le Québec et l’Ontario ont récemment annoncé des réinvestissements, faisant chacun passer l’enveloppe de leur programme à plus de 20 millions $, mais depuis la fin du Programme de manifestations touristiques de renom en 2010, c’est la participation du gouvernement fédéral qui se fait attendre. Via Patrimoine canadien et les agences de développement économique, le Canada subventionne indirectement à hauteur de 4 % un secteur qui est proportionnellement financé davantage par les gouvernements français, suédois et irlandais, pour ne nommer que ceux-ci. Au Royaume-Uni, la part des revenus publics des membres de la British Arts Festival Association atteint même 28 %.

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*FAME représente 22 festivals et événements majeurs au Canada alors que le RÉMI en compte 27 au Québec.