Consultation prébudgétaire: FAME demande un meilleur environnement d'affaires pour l'industrie des festivals et des événements majeurs

Festivals et événements majeurs Canada (FAME) a soumis un mémoire dans le cadre des consultations pré-budgétaires à Ottawa dans lequel l'association demande un meilleur environnement d'affaires pour l'industrie des festivals. Cette proposition s’appuie sur trois piliers qui aideront le Canada à être compétitif dans un marché international en croissance. FAME invite le gouvernement du Canada à les garder sécuritaires, à soutenir leur croissance et à miser sur la création.

  1. Sécurité : La menace terroriste ressentie partout dans le monde oblige les festivals et événements à prendre les mesures nécessaires, ce qui représente une augmentation signi cative des coûts, qui ne peuvent être défrayés par la commandite ou autrement.
  2. Croissance et compétitivité : La disparition des commandites des tabatières et de programmes fédéraux — tout comme l’absence de sources dédiées de financement — a ralenti la croissance de l’industrie et affecté sa capacité de faire compétition à d’autres juridictions dans le monde afin d’attirer les touristes internationaux. FAME veut s’assurer que l’industrie soit en mesure d’attirer ces touristes dans un marché en pleine croissance.
  3. Culture : Alors que le nombre d’événements au Canada s’est accru, les budgets des programmes qui bénéficient à l’industrie n’ont pas été augmentés depuis près de 10 ans. Cela crée une forte pression sur les programmes qui ne répondent plus à la demande.

En étant la seule organisation pancanadienne exclusivement constituée de festivals et événements au pays, FAME se fait la porte-parole de l’industrie. Ceci étant, sa réflexion s’élargit à l’ensemble des festivals et événements, de toutes tailles et de partout. Petits et grands événements sont tous également concernés par la croissance, la sécurité et la reconnaissance de leur apport à la vitalité culturelle.

Lire le mémoire


Étude d’impact économique pour 17 événements majeurs canadiens : rapport final

Une grande étude d’impact économique pour 17 événements majeurs canadiens

Une nouvelle étude d’impact économique réalisée chez 17 événements majeurs canadiens donne encore plus de pertinence et d’actualité à la demande que fait FAME de créer, au gouvernement fédéral, un programme dédié à la croissance de l’industrie événementielle.

L’étude de KPMG évalue qu’un groupe de 17 événements ont généré ensemble des retombées économiques de 290,8 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché). Ce calcul est établi sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 396,4 M$. L’étude estime que les 17 événements ont créé ou maintenu l’équivalent de 4 606 emplois (équivalent à temps plein) et produit des revenus fiscaux de 66,6 M$ (49,3 M$ pour le gouvernement du Québec, 17,3 M$ pour le gouvernement du Canada).

L’étude, faite par KPMG à la demande du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), portait notamment sur neuf membres de FAME et conclut aussi que le gouvernement du Canada récupère 1,78 fois sa mise, sous forme de taxes et impôts, lorsqu’il investit dans les événements.

Consulter le rapport final

Les 17 événements qui ont participé à l’étude agrégée sont : le Carnaval de Québec, la Coupe Rogers présentée par Banque Nationale, le Festival d’été de Québec, le Festival International de Jazz de Montréal, le Festival Juste pour rire, le Festival de Lanaudière, le Festival Mode et Design Montréal, le Festival Montréal en Lumière, le Festival Western de St-Tite, Fierté Montréal, les Francos de Montréal, Igloofest, L’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, L’International des Feux Loto-Québec, OSHEAGA — Festival Musique et Arts, les Grands Feux Loto-Québec et les Régates de Valleyfield.


Grande étude d’impact économique pour 17 événements majeurs canadiens : des chiffres éloquents qui donnent encore plus de pertinence à la demande de FAME de créer un programme fédéral dédié à la croissance de l'industrie événementielle

La publication aujourd’hui d’une nouvelle étude d’impact économique réalisée chez dix-sept événements majeurs canadiens donne encore plus de pertinence et d’actualité à la demande que fait Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) de créer, au gouvernement fédéral, un programme dédié à la croissance de l’industrie événementielle.


Consultez le rapport final des retombées économiques consolidées

L’étude de KPMG évalue qu’un groupe de 17 événements ont généré ensemble des retombées économiques de 290,8 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché). Ce calcul est établi sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 396,4 M$. L’étude estime que les 17 événements ont créé ou maintenu l’équivalent de 4 606 emplois (équivalent à temps plein) et produit des revenus fiscaux de 66,6 M$ (49,3 M$ pour le gouvernement du Québec, 17,3 M$ pour le gouvernement du Canada).

L’étude, faite par KPMG à la demande du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), portait notamment sur neuf membres de FAME et conclut aussi que le gouvernement du Canada récupère 1,78 fois sa mise, sous forme de taxes et impôts, lorsqu’il investit dans les événements.

Ces chiffres sont obtenus en vertu d’une approche dite « restrictive » qui ne prend en considération que les dépenses des touristes venus principalement à destination pour la tenue des événements. En ajoutant les touristes venus à destination partiellement en raison de la tenue des événements, une autre approche qui figure au Guide méthodologique pour la réalisation des études sur l’impact économique des grands festivals & événements du gouvernement du Québec, les données sont encore plus impressionnantes. Dans ce cas, le groupe de 17 événements génère des retombées économiques de 355,1 M$ (valeur ajoutée aux prix du marché), sur la base de dépenses admissibles (d’opération et touristiques) de 483,5 M$. Le nombre d’emplois créés ou maintenus passe à 5 598 (équivalent à temps plein) et les revenus fiscaux à 84,2 M$ (62,4 M$ à Québec, 21,8 M$ à Ottawa).

L’industrie événementielle peut donc être très payante. Plus on y injecte des fonds, plus les retombées sont démultipliées, comme en témoigne l’expérience du Festival international de Jazz de Montréal, où on a fait une étude en 2016 et l’une en 2017. Avec un apport en subventions montréalaises, québécoises et canadiennes de 4 M$, l’événement a produit en 2016 39,1 M$. En 2017, des contributions supplémentaires du Fonds Canada 150 et de la Société des célébrations du 375eanniversaire de Montréal ont porté le total de subventions à 5,5 M$, ce qui a notamment permis de prolonger l’événement et, en conséquence, cela a généré des retombées accrues, de 48,5 M$. Voilà un argument supplémentaire pour semer davantage, pour ensuite récolter davantage.

L’étude de KPMG démontre également que la tenue d’événements incite des touristes de l’extérieur de la province où ont lieu ces manifestations, souvent depuis l’étranger, à voyager dans le but de participer et à dépenser de « l’argent neuf » dans l’économie. Chez ces 17 événements analysés, pas moins de 190 603 sont venus d’une autre province ou de l’extérieur du Canada, dépensant en moyenne 778,34 $ par séjour et laissant au total 148,5 M$ d’« argent neuf » au Québec, dont près du quart dans les hôtels ou en hébergement et le tiers dans les restaurants. FAME considère qu’avec davantage de moyens, les festivals et événements majeurs canadiens seront plus attractifs et attireront davantage de touristes, notamment des touristes internationaux.

Équité et redistribution demandées

Pour FAME, l’un des problèmes actuels en est un d’équité au Canada. À l’exception de Développement économique Canada pour les régions du Québec, les autres agences régionales de développement économique ne font pas de l’industrie événementielle une priorité et ne la soutiennent pas.

Aussi, si le gouvernement du Canada soutient par exemple le Grand Prix de Formule 1 du Canada, à hauteur de 7 M$ par année, reconnaissant par le fait même son importance économique et touristique, il ne fait pas la même chose avec les grands rendez-vous cités dans l’étude.

À Patrimoine canadien, où l’on reconnaît plutôt le rôle de diffuseurs culturels qu’ont les événements, les budgets du Fonds du Canada pour la présentation des arts (Volet Soutien à la programmation : Festivals artistiques et diffuseurs de saisons de spectacles professionnels) et du programme Développement des communautés par le biais des arts et du patrimoine (Volet Festivals locaux) ne répondent plus depuis longtemps à la demande. Ils n’ont pas été augmentés depuis près de 10 ans. En vertu de ces deux programmes, les membres de FAME qui reçoivent des subventions de Patrimoine canadien se partagent annuellement environ 4,5 M$.

Rappelons que même s’ils entrainent une réaction en chaine dans l’économie, dans les transports, la restauration et l’hôtellerie, par exemple, les événements majeurs ne captent qu’une infime partie de la richesse créée, exception faite de la billetterie, lorsque présente, et de quelques postes de revenus autonomes. FAME en appelle aux gouvernements pour jouer activement leur rôle de « redistributeurs » d’une partie de la richesse, pour faire en sorte que la roue continue de tourner et que les festivals et événements se financent, se renouvellent et se développent.

Voir le montage vidéo comprenant des chiffres de l'étude


Budget fédéral 2018 : FAME déçu de voir que les festivals et événements aient été ignorés

À la suite de la présentation du budget fédéral pour 2018-2019, Festivals et Événements Majeurs Canada (FAME) se montre déçu que, malgré sa stratégie pour un Canada créatif et sa volonté de faire du Canada une destination internationale incontournable, le gouvernement fédéral n’ait pas jugé bon, pour le moment, de soutenir le développement et la croissance de l’industrie événementielle.

L’association qui regroupe 29 rendez-vous au Canada entend poursuivre son travail de représentation auprès de la ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly, de même que de sa collègue au Tourisme, Mme Bardish Chagger, et les convaincre de l’importance de miser sur une industrie qui est payante à tous les points de vue.

« L’occasion était belle de reconnaître le rôle de moteur économique et culturel des festivals et événements, de lever le pied du frein et d’envoyer un signal fort pour son développement », a déclaré le président-directeur général de FAME, Martin Roy. « Il faut que ce ne soit que partie remise », a-t-il ajouté.

 


Grands festivals et événements canadiens : une étude d'impact économique

En 2009, la Coalition des festivals Canadiens  a commandé un rapport pour mesurer l’importance de l’impact économique résultant des activités de 15 bénéficiaires du fonds de relance du Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR).

  1. Des millions de personnes assistent aux plus grands festivals et événements chaque année.
    • On estime à 12,6 millions le nombre de visites aux 15 plus grands événements canadiens.
    • 3,3 millions de visites ont été effectuées par des touristes, dont 1 million par des visiteurs étrangers.
  2. Ces événements ont généré plus de 1 milliard $ en nouvelles dépenses.
    • On estime à 780 millions $ les dépenses des touristes ayant visité les 15 plus grands festivals et événements canadiens.
    • À cela s’ajoute 300 millions $ en dépenses de fonctionnement locales liées aux événements.
  3. Les dépenses engagées lors des événements ont gonflé de 650 millions $ le PIB des économies locales.
    • Ce montant découle du tourisme et des dépenses de fonctionnement.
    • En moyenne, la contribution d’un grand festival au PIB local est de 43,2 millions $.
  4.   Les dépenses génèrent de l’emploi et des revenus de taxation.
    • Ces dépenses dans les grands festivals ont permis de créer l’équivalent de 15 600 emplois à temps plein.
    • Elles ont permis de générer 283 millions $ en recettes fiscales pour les trois paliers de gouvernement.

Des retombées économiques mesurables

Festivals et événements majeurs du Canada (FAME) est voué à faire reconnaître l’importance du secteur des festivals et des grands événements pour l’économie canadienne et à démontrer sa contribution directe à l’industrie du tourisme.

Les membres de FAME cherchent à créer une société de capital-risque avec le secteur public qui permettra de tirer de meilleurs revenus de nos activités et de stimuler le recrutement de nouveaux commanditaires. Cela facilitera l’expansion de nos festivals et événements, permettra d’améliorer leur programmation ainsi que les initiatives de promotion. En aucun cas, cet argent servira à alimenter les budgets de fonctionnements actuels.

Nos recommandations en matière de financement reflètent les défis et les opportunités auxquels fait face notre industrie et sont cohérents avec les efforts du gouvernement visant à augmenter les revenus grâce à des investissements stratégiques ayant des retombées économiques mesurables.

Un investissement qui rapporte

Bien que de courte durée, le Programme des manifestations touristiques de renom (PMTR) a démontré son efficacité. En deux ans, le programme d’investissement de 100 millions $ a insufflé une nouvelle vie à notre secteur d’activité, en dépit d’un ralentissement économique. Grâce à ce fonds de relance, les festivals et événements ont pu nouer des partenariats, obtenir des fonds de contrepartie du secteur privé et étendre les efforts en marketing. Cela a eu pour effet d’augmenter la fréquentation, de créer des emplois et de générer d’importantes retombées économiques aux niveaux régional et national.

Lire le mémoire


Plus de touristes, plus de richesse : un appel au gouvernement du Canada

Martin Roy, Président-directeur général du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) et de Festivals and Major Events (FAME)*

Ça y est : la saison touristique de tous les espoirs commence ces jours-ci au Canada, avec la tenue de la Semaine du tourisme, du 28 mai au 3 juin, et le déploiement des premiers grands événements et festivals partout, en cette année du 150e de la Confédération et du 375e de Montréal.

Il y a longtemps que l’alignement des astres n’a pas été aussi favorable à notre destination — que le New York Times et Lonely Planet placent au sommet de leur palmarès annuel —  pour qu’elle attire plus de touristes internationaux que jamais. Si le gouvernement fédéral a agi résolument en faveur de l’industrie depuis 2015, il peut et doit faire davantage afin de saisir la plus grande part de marché possible, un « gâteau » qui grossit littéralement à vue d’œil sur la planète entière et dont on doit avoir la plus grosse part possible.

Il y a désormais chaque année plus d’un milliard de touristes internationaux qui sillonnent le monde à la recherche de dépaysement et de nouvelles expériences. L’Organisation mondiale du Tourisme prévoit qu’ils seront 1,8 milliard en 2030, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 3,3 %. En 2016, le Canada a accueilli près de 20 millions de visiteurs étrangers, un sommet depuis 14 ans, ce qui pourrait lui faire gagner quelques positions dans le top 20 des destinations internationales, lui qui ne pouvait faire mieux que le 18e rang en 2015.

Cette hausse est le résultat d’une conjoncture favorable, certes, mais aussi de l’intervention du gouvernement du Canada, qui a cessé d’exiger des visas auprès de certaines clientèles et a réinvesti à Destination Canada, notamment pour que l’organisme puisse convaincre les Américains de venir en plus grand nombre. De notre point de vue, cet effort du côté du marketing et de l’accès doit être assorti d’un effort sur le plan du développement de l’offre touristique, du « produit » que nous offrons aux touristes.

À l’occasion du lancement de la saison, Festivals et événements majeurs (FAME) invite le gouvernement fédéral à faire un pas de plus afin de favoriser la venue de touristes internationaux et générer des retombées, en créant cette fois un programme dédié à la croissance de ces grands rendez-vous que sont, par exemple, le BluesFest d’Ottawa, le Festival international de Jazz de Montréal, Juste pour rire, le Festival international de Jazz de Vancouver et le Festival d’été de Québec, établis dans la plupart des provinces. À cette fin, ils suggèrent de rendre pérenne une partie du budget alloué au 150e.

En plus d’avoir un impact social et culturel positif, les festivals et événements constituent de véritables produits d’appel pour la destination, en concrétisant de vagues intentions de voyage au Canada en dates à ne pas manquer. En 2009, on estimait qu’un groupe de 15 grands événements généraient à eux seuls plus d’un milliard $ de dépenses et la création de 650 millions $ au PIB du pays. Il est aussi établi depuis que chaque dollar investi par les gouvernements dans les festivals en procure deux et demi sous forme de fiscalité et de parafiscalité. Nombreux sont les festivals et événements qui comptent parmi leur assistance plus de 10 % de festivaliers de l’extérieur du pays. L’exemple d’Osheaga, dont plus de deux tiers des participants viennent de l’extérieur du Québec est aussi éloquent qu’à reproduire partout au Canada.

Ailleurs, différents palliers de gouvernement ont compris l’importance de miser sur les festivals et les événements, qui constituent de plus en plus un phénomène social mondial, en même temps qu’un créneau touristique important, comme en témoigne le succès de Coachella en Californie, de Tomorrowland en Belgique ou encore celui de SXSW, au Texas. Cet état investit annuellement à lui seul près de 40 millions $ dans un fonds pour les événements, alors que la Ville d’Austin consent plus de 12 millions $.

Ici, le Québec et l’Ontario ont récemment annoncé des réinvestissements, faisant chacun passer l’enveloppe de leur programme à plus de 20 millions $, mais depuis la fin du Programme de manifestations touristiques de renom en 2010, c’est la participation du gouvernement fédéral qui se fait attendre. Via Patrimoine canadien et les agences de développement économique, le Canada subventionne indirectement à hauteur de 4 % un secteur qui est proportionnellement financé davantage par les gouvernements français, suédois et irlandais, pour ne nommer que ceux-ci. Au Royaume-Uni, la part des revenus publics des membres de la British Arts Festival Association atteint même 28 %.

__

*FAME représente 22 festivals et événements majeurs au Canada alors que le RÉMI en compte 27 au Québec.